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» François Hollande appelle à agir en Centrafrique » CENTRAFRIQUE. La nécessaire solution politique et humanitaire » Les Centrafricains ne doivent pas rester les grands oubliés Après Bamako, Bangui. A peine rentré d’Israël, François Hollande a convoqué ce matin à 8h30 un conseil restreint sur la situation en Centrafrique. Nous nous préparons à intervenir en Centrafrique, probablement juste après le sommet de l’Elysée sur la sécurité en Afrique qui doit se dérouler les 6 et 7 décembre, voire avant si nécessaire, dit un responsable français. Le but est de stopper les massacres perpétrés par des bandes armées qui pourraient décider de prendre la capitale Bangui et déviter que les groupes armés de la Sédéka qui sévissent, tous musulmans, sen prennent à la majorité catholique. Hier, le directeur Afrique du département d’Etat a dailleurs qualifié la situation actuelle en Centrafrique de pré-génocidaire. Il sagit aussi, ajoute la source française, déviter que la Centrafrique ne devienne une nouvelle Somalie, un sanctuaire pour les terroristes islamistes. Ce matin, à lElysée, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a proposé plusieurs scénarios dintervention au président de la République. Le format varie entre 700 et 1400 hommes, explique un officiel. François Hollande doit trancher dans les jours qui viennent. Cela fait plusieurs mois que l’appareil diplomatico-militaire français est concentré sur ce dossier. Lors du Conseil des ministres, François Hollande a appelé mercredi 20 novembre la communauté internationale à agir en Centrafrique, dénonçant les exactions et précisant que la France compte bien prendre sa part de responsabilités. Il avait déjà lancé un appel à la communauté internationale lors de son intervention à la tribune des Nations unies début septembre. Depuis, outre les 420 hommes déjà sur place chargés de protéger laéroport de Bangui, l’armée française a discrètement pré-positionné des troupes dans différents pays de la région en vue d’une intervention en Centrafrique. Et les contacts entre François Hollande, Laurent Fabius et les chefs d’Etat de la région se sont multipliés ces dernières semaines. Avec ou sans le feu vert de lONU ? Les bases juridiques de cette opération annoncée ne sont pas encore établies. Sur place, une Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca, composée tant bien que mal de 2.650 soldats africains) a pour mission est de sécuriser le pays. Elle n’y est parvenue. Au nord-ouest du pays, des dizaines de milliers de personnes se sont réfugiées dans les forêts. Si bien que le 21 octobre, la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale a demandé que ses pouvoirs et ses moyens soient renforcés par le Conseil de sécurité des Nations unies. Les troupes françaises seraient sans doute déployées officiellement en soutien à cette Misca – en réalité pour prendre de fait la direction du nettoyage. Celui-ci consisteraient en plusieurs opérations coup de poing à Bangui et sa banlieue, dans plusieurs bourgs du nord-ouest du pays et la sécurisation des voies daccès stratégiques au Cameroun et au Tchad. Nous ne savons pas exactement ce que nous allons trouver sur place, dit un haut responsable, notamment dans les forêts du Nord-Ouest, puisque les photos satellites ne peuvent pas nous renseigner. Pour ce faire, la diplomatie française cherche à obtenir un mandat précis du Conseil de sécurité, qui se réunira à ce sujet lundi prochain. Mais, comme pour le Mali, l’Elysée pourrait décider de ne pas attendre un feu vert en bonne et due forme. L’idée serait qu’après une opération choc, le gros des troupes françaises dépêchées se retire vite pour laisser la place à une force de l’ONU (Ban Ki Moon vient de demander, ce lundi, l’envoi de 6.000 casques bleus qui ne pourront pas être déployés avant plusieurs mois). Un retrait rapide était aussi l’objectif au Mali. Il se fait toujours attendre…
Posted on: Wed, 20 Nov 2013 20:29:41 +0000

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